Instaurée par la loi du 4 mars 2002, la personne de confiance est la clé de voûte de votre représentation médicale si vous n'êtes plus en mesure d'exprimer vos volontés.
La personne de confiance est une personne majeure que vous désignez librement par écrit pour vous accompagner dans vos démarches de santé et, si nécessaire, exprimer vos volontés à votre place auprès de l'équipe médicale. Ce peut être un proche (famille, ami) ou votre médecin traitant, mais pas un professionnel de santé qui vous prend en charge au moment de la désignation.
- Désignation
Comment désigner sa personne de confiance
La désignation se fait par écrit, sur un formulaire proposé par l'établissement à l'admission ou sur papier libre. Elle doit être signée par vous et par la personne désignée. Elle est valable pour la durée de l'hospitalisation (sauf indication contraire) et peut être modifiée ou révoquée à tout moment.
- Rôle
Ce que la personne de confiance peut faire
Elle est consultée en priorité si vous ne pouvez plus vous exprimer. Elle témoigne de vos volontés connues, de vos valeurs, de ce qui compte pour vous. Depuis la loi Leonetti-Claeys de 2016, son témoignage prévaut sur celui des autres membres de la famille.
- Limites
Ce que la personne de confiance ne peut pas faire
Elle ne prend pas de décisions à votre place : ce rôle appartient aux médecins, en concertation avec l'équipe soignante. Elle ne peut pas imposer des traitements ou en refuser contre vos directives anticipées. Son rôle est consultatif, pas décisionnel.
- Conseil
Parlez-en avant l'hospitalisation
La désignation de la personne de confiance est plus efficace si elle est faite à tête reposée, bien avant une hospitalisation programmée. Parlez à la personne choisie de vos valeurs et de vos souhaits, notamment de votre rapport à l'acharnement thérapeutique et à la qualité de vie.
Bon à savoir — 85 % des Français souhaitent désigner un représentant. Dans une étude menée dans 78 services de réanimation français, 85 % des personnes interrogées se déclaraient favorables à la désignation d'un représentant en cas d'hospitalisation en réanimation. Pourtant, moins d'un patient sur cinq en a effectivement désigné un. Source : Cairn.info / SRLF, 2022.