L'apparence des dents a une influence documentée sur l'estime de soi, les interactions sociales et la santé mentale. Ce n'est pas une coquetterie : c'est une réalité que la médecine bucco-dentaire doit intégrer.
Plusieurs études en psychologie sociale montrent que les personnes insatisfaites de l'apparence de leurs dents tendent à sourire moins, à moins parler en public, à éviter certaines situations sociales ou professionnelles. La honte de sa bouche peut précéder de plusieurs années la décision de consulter un chirurgien-dentiste, ce qui aggrave la situation clinique et retarde les solutions disponibles.
Le saviez-vous ?
Il n'existe pas de « dents parfaites » en dehors de représentations culturelles récentes et géographiquement situées. Des dents légèrement écartées, légèrement teintées ou irrégulières ne sont pas des pathologies. La médecine bucco-dentaire distingue clairement les traitements à visée fonctionnelle et sanitaire des actes esthétiques, qui sont rarement remboursés. Avant tout projet de transformation esthétique, un bilan clinique complet permet d'identifier les priorités de santé réelles.
Source : données de la littérature en psychologie sociale ; ONCDBon à savoir — Bon à savoir : certains chirurgiens-dentistes se sont formés à l'entretien motivationnel et à l'approche psychologique du patient. Si la honte ou la peur est un obstacle, il est possible de le dire dès la prise de rendez-vous, par téléphone ou par message, avant la consultation. Beaucoup de praticiens proposent un premier rendez-vous de simple discussion, sans instrument, pour établir un lien de confiance.