Certains médicaments du quotidien peuvent interférer avec l'anesthésie ou augmenter le risque hémorragique. La règle absolue : ne rien arrêter, ne rien modifier sans en parler à l'anesthésiste ou au chirurgien.
Anticoagulants et antiplaquettaires
Warfarine, aspirine, clopidogrel, anticoagulants oraux directs (apixaban, rivaroxaban...) : leur arrêt, leurs délais et l'éventuel traitement relais sont décidés par l'anesthésiste au cas par cas, selon l'intervention et votre profil de risque.
Médicaments pour la prostate
Les alpha-bloquants (tamsulosine, alfuzosine) sont fréquemment prescrits pour l'hypertrophie bénigne de la prostate. Ils peuvent interagir avec certains gestes chirurgicaux ou anesthésiques. Signalez-les systématiquement.
Antidiabétiques et insuline
La metformine est généralement suspendue 48 heures avant une intervention. L'insuline est adaptée selon le protocole du service. Un diabète bien équilibré améliore significativement les suites opératoires.
Compléments et automédication
Aspirine en vente libre, oméga-3, ginkgo biloba, millepertuis : beaucoup de compléments alimentaires ont des effets sur la coagulation ou interagissent avec l'anesthésie. Déclarez-les tous, sans exception.
Bon à savoir — La liste de médicaments. Préparez une liste écrite complète de tous vos médicaments (nom, dosage, fréquence) et apportez-la à la consultation d'anesthésie. Cette liste sera intégrée à votre dossier et consultée le jour de l'intervention.