Une chirurgie urologique majeure peut bousculer profondément l'image que l'on a de soi. Ce ressenti est légitime, documenté, et mérite d'être pris en charge au même titre que les séquelles physiques.
Se retrouver face à des fuites urinaires, des difficultés érectiles ou une cicatrice visible n'est jamais anodin. Beaucoup d'hommes et de femmes décrivent une période de déstabilisation identitaire après une chirurgie urologique majeure : sentiment de perte de contrôle, voire de honte. Ces réactions sont normales et ne sont pas un signe de faiblesse.
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Nommer ce que l'on ressent
Mettre des mots sur ce que l'on traverse, à l'écrit ou à l'oral, est une première étape thérapeutique reconnue. Tenir un journal, parler à un proche de confiance ou consulter un psychologue permet de ne pas rester seul avec des émotions difficiles à porter.
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Retrouver le lien avec son corps
La reprise progressive d'une activité physique douce (marche, yoga, natation) aide à renouer avec son corps autrement que par le prisme des séquelles. L'objectif n'est pas la performance, mais la réappropriation.
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Briser le tabou du silence
Beaucoup d'hommes opérés de la prostate cachent leurs difficultés par pudeur. Cette stratégie aggrave l'anxiété et isole. Les associations de patients (ANAMACaP, Europa Uomo France) offrent un espace d'échange entre pairs, sans jugement.
La prise en charge psychologique est remboursée. Depuis 2022, les patients atteints d'un cancer peuvent bénéficier de séances de psychologue remboursées dans le cadre du dispositif « Mon soutien psy », sur prescription médicale. Parlez-en à votre médecin traitant ou à votre oncologue. Source : Ameli.fr, 2024.