Depuis les années 2000, les biothérapies ont transformé la prise en charge des maladies dermatologiques sévères. Ces médicaments biologiques ciblent des molécules précises de l'inflammation, avec une efficacité et une tolérance bien supérieures aux anciens immunosuppresseurs.
Anti-IL-17 et anti-IL-23
Sécukinumab, ixékizumab, guselkumab, risankizumab. Indiqués dans le psoriasis modéré à sévère. Permettent d'atteindre une peau quasi-normale chez plus de 70 % des patients. Injection sous-cutanée toutes les 2 à 12 semaines selon la molécule. Source : HAS, 2024.
Anti-IL-4/IL-13 (dupilumab)
Le dupilumab (Dupixent) a révolutionné la prise en charge de la dermatite atopique sévère. Remboursé en France depuis 2019 chez l'adulte, depuis 2022 dès 6 mois pour les formes sévères de l'enfant. Injection sous-cutanée toutes les 2 semaines. Source : HAS, 2022.
Anti-TNF
Étanercept, adalimumab, infliximab. Utilisés dans le psoriasis et le rhumatisme psoriasique. Plus de 20 ans de recul offrent un profil de sécurité bien documenté. Nécessitent un dépistage préalable de la tuberculose et des hépatites.
Inhibiteurs de JAK
Baricitinib, abrocitinib, upadacitinib en voie orale pour l'eczéma sévère. Ruxolitinib en crème pour l'eczéma modéré et la pelade. Ces molécules représentent la génération la plus récente, avec des résultats remarquables dans les formes résistantes aux biothérapies injectables. Source : HAS, 2023.
Le saviez-vous ?
Avant 2000, un patient atteint de psoriasis sévère pouvait passer des années à alterner des traitements dont l'efficacité s'essoufflait. Aujourd'hui, grâce aux biothérapies ciblées, plus de 70 % des patients atteignent une rémission quasi-complète. Ces traitements sont remboursés à 100 % dans le cadre d'une affection de longue durée (ALD) et peuvent être auto-injectés à domicile après une courte formation.
Source : HAS, rapport sur les biothérapies en dermatologie, 2024Bon à savoir — Une biothérapie, c'est accessible. Ces traitements sont prescrits et suivis par le dermatologue, et remboursés à 100 % dans le cadre d'une ALD. L'initiation se fait souvent en hôpital de jour, puis le patient s'auto-injecte à domicile après formation.