Les biothérapies sont des médicaments d'origine biologique qui ciblent de façon très précise un élément du système immunitaire impliqué dans la maladie. Un progrès thérapeutique majeur depuis les années 2000.
On les reconnaît à leur terminaison en -mab (monoclonal AntiBodies). Ils agissent comme un grain de sable très précis dans l'engrenage de la réaction immunitaire : ils bloquent une protéine, un récepteur ou un type de cellule spécifique sans affecter l'ensemble du système immunitaire. Source : hôpital-santé-travail.fr, 2024.
Anti-TNF (anti-TNF alpha)
Bloquent le TNF-alpha, une protéine inflammatoire clé. Utilisés dans la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, les maladies inflammatoires de l'intestin. Exemples : adalimumab (Humira), infliximab, étanercept. Parmi les biothérapies les plus prescrites en France.
Anti-CD20 (anti-lymphocytes B)
Détruisent les lymphocytes B qui produisent les auto-anticorps. Le rituximab est utilisé dans certains lupus, vascularites à ANCA (anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires), pemphigus. Les thérapies CAR-T dérivent de ce même principe, avec une efficacité supérieure en cours d'évaluation.
Anti-interleukines (anti-IL)
Bloquent des messagers de l'inflammation : anti-IL-6 (tocilizumab), anti-IL-17, anti-IL-23, anti-IL-5 pour les hyperéosinophilies. Très utilisés dans la polyarthrite, les spondylarthrites et certaines maladies respiratoires. Source : VIDAL, recommandations, 2024.
Inhibiteurs de BLyS (anti-BAFF)
Le bélimumab est le seul anticorps monoclonal ayant obtenu une AMM (autorisation de mise sur le marché) spécifiquement dans le lupus érythémateux systémique (LES). Il bloque la protéine BLyS qui stimule les lymphocytes B. Réservé aux formes actives malgré un traitement standard. Source : PMC/NCBI, 2020.
Biosimilaires. Des versions biosimilaires de nombreuses biothérapies existent et sont de plus en plus prescrites, avec une efficacité comparable. Ils ont contribué à réduire le coût des traitements de 20 à 35 % dans certains pays. Source : Global Growth Insights, 2025. Si votre médecin propose un passage au biosimilaire, n'hésitez pas à lui poser vos questions.