La plupart des maladies auto-immunes évoluent par poussées. Apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs permet d'agir plus vite et de limiter les conséquences.
Chaque maladie a ses propres signes de poussée, mais certains sont transversaux : fatigue accrue, douleurs plus intenses, fièvre modérée, apparition de nouveaux symptômes connus. Avoir une liste écrite de ces signaux avec soi, et un protocole convenu avec son médecin, réduit l'angoisse et accélère la prise en charge.
Facteurs déclenchants connus. Le stress intense, les infections même banales, une exposition solaire prolongée (pour le lupus notamment), la fatigue extrême et certains médicaments peuvent déclencher ou aggraver une poussée. Ces pistes sont à explorer avec son médecin selon sa maladie spécifique, elles ne sont pas universelles.
Avoir un plan de crise. Demandez à votre immunologiste de vous établir un « plan de poussée » écrit : à quel niveau de symptômes consulter, quel numéro appeler en urgence, quel traitement de secours prendre. Ce document est aussi très utile aux urgences pour les soignants qui ne vous connaissent pas.
Bon à savoir — La rémission, c'est aussi une période active. Les périodes de rémission ne sont pas un signal pour tout reprendre comme avant. C'est le moment idéal pour consolider le traitement de fond, travailler sur les facteurs de mode de vie et planifier les soins préventifs.