Aller au contenu principal
Logo Hospitalidée

Tous les avis santé de France : hôpitaux, médecins, professionnels de santé · Avis modérés médicalement

Guide Gynécologie médicale

Fertilité, ménopause et transitions hormonales

Des étapes de vie intenses qui méritent un accompagnement à la hauteur.

Du désir d'enfant aux bouleversements de la ménopause, cette page aborde les grandes transitions hormonales de la vie féminine avec la clarté qu'elles méritent. Que vous soyez directement concernée ou que vous accompagniez une proche, vous trouverez ici les informations médicales de référence.

📅 Mis à jour : avril 2026 ✍️ Équipe Hospitalidée 📚 HAS · Inserm · Agence de la biomédecine
« La ménopause n'est pas la fin d'une vie de femme,
c'est le début d'une nouvelle liberté. » Dr Geneviève Plu-Bureau, gynécologue endocrinologue, 2023

Désir d'enfant, difficultés à concevoir, périménopause, ménopause : ces transitions hormonales majeures transforment le corps et la vie. Chaque situation est unique, et chacune mérite un accompagnement médical personnalisé.

Cette page ne remplace pas la consultation médicale, mais peut vous aider à l'aborder avec les bons mots et les bonnes questions.

Fertilité : comprendre et agir

La fertilité diminue naturellement avec l'âge, mais de nombreuses causes d'infertilité sont identifiables et traitables. Un bilan précoce est toujours préférable à l'attente.

1 sur 6
Couples dans le monde est touché par l'infertilité, un phénomène en hausse selon l'OMS
Source : OMS, 2023
12 mois
De rapports réguliers non protégés sans grossesse : délai à partir duquel un bilan de fertilité est recommandé
Source : HAS, 2022
50 %
Des infertilités impliquent un facteur masculin. Le bilan doit toujours concerner les deux partenaires
Source : Inserm, 2023
35 ans
Seuil à partir duquel le bilan de fertilité est recommandé après seulement 6 mois d'essais
Source : HAS, 2022
Le saviez-vous ?

La réserve ovarienne, mesurée par le dosage de l'AMH (hormone anti-müllérienne), peut être évaluée à tout âge. Cet examen simple permet d'anticiper la fenêtre de fertilité bien avant que des difficultés ne se manifestent, y compris chez des femmes jeunes sans projet de grossesse immédiat.

Source : HAS, 2022

Le bilan de fertilité chez la femme comprend : un bilan hormonal (FSH, hormone folliculo-stimulante ; LH, hormone lutéinisante ; estradiol ; AMH, hormone anti-müllérienne), une échographie pelvienne avec comptage des follicules antraux, et selon les cas une évaluation de la perméabilité tubaire.

Chez l'homme, le spermogramme est l'examen de première intention : il analyse le nombre, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. Source : HAS, 2022.

Oui. La vitrification ovocytaire (congélation d'ovocytes) permet de préserver la fertilité avant un traitement médical susceptible de l'altérer (chimiothérapie, radiothérapie pelvienne) ou dans le cadre d'une démarche personnelle.

Depuis 2021 en France, la préservation sociale de la fertilité est autorisée pour toutes les femmes de moins de 37 ans, sans obligation de justification médicale. La prise en charge par l'Assurance Maladie s'applique uniquement aux indications médicales. Source : Agence de la biomédecine, 2023.

La PMA : procréation médicalement assistée

La procréation médicalement assistée (PMA) regroupe l'ensemble des techniques médicales permettant d'aider à la conception lorsque la voie naturelle est insuffisante ou impossible.

1re intention
Stimulation ovarienne simple
Médicaments pour stimuler l'ovulation chez les femmes qui n'ovulent pas spontanément (SOPK, insuffisance ovarienne légère). Suivie de rapports programmés ou d'une insémination intra-utérine (IIU).
2e intention
Insémination intra-utérine (IIU)
Dépôt de spermatozoïdes préparés directement dans l'utérus au moment de l'ovulation. Peut utiliser les spermatozoïdes du partenaire ou d'un donneur. Technique simple et peu invasive. Source : HAS, 2022.
3e intention
Fécondation in vitro (FIV)
Recueil des ovocytes après stimulation, fécondation en laboratoire, puis transfert de l'embryon dans l'utérus. Peut inclure une ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde) en cas de facteur masculin sévère.
Don de gamètes
Don d'ovocytes ou de spermatozoïdes
Quand la réserve ovarienne est épuisée ou en cas d'anomalie génétique, le don d'ovocytes permet une grossesse. Depuis 2021, les enfants nés de don ont accès à l'identité du donneur à leur majorité. Prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. Source : Agence de la biomédecine, 2023.
PMA ouverte à toutes depuis 2021. La loi de bioéthique du 2 août 2021 a étendu l'accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Toutes les techniques sont prises en charge par l'Assurance Maladie jusqu'au 43e anniversaire de la femme. Source : Service-Public.fr, 2024.

La ménopause et la périménopause

La ménopause est définie par l'arrêt définitif des règles depuis plus de 12 mois consécutifs, lié à l'épuisement de la réserve ovarienne. La périménopause est la période de transition qui la précède, souvent plus longue et plus symptomatique.

Âge et signes de la ménopause

Âge moyen en France : 51 ans. La périménopause peut débuter 2 à 10 ans avant. Les premiers signes sont souvent des irrégularités du cycle, des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Source : Inserm, 2023.

Les bouffées de chaleur

Touchent 70 à 80 % des femmes. Liées à la chute des oestrogènes et à la dérégulation du thermostat hypothalamique. Leur intensité et fréquence varient considérablement d'une femme à l'autre, de quelques semaines à plus de 10 ans. Source : HAS, 2023.

Effets sur la santé osseuse

La chute des oestrogènes accélère la perte osseuse et augmente le risque d'ostéoporose. Une ostéodensitométrie est recommandée à la ménopause chez les femmes à risque. L'activité physique et un apport suffisant en calcium et vitamine D sont essentiels. Source : HAS, 2022.

Effets sur l'humeur et le sommeil

Anxiété, irritabilité, troubles de la mémoire, insomnie : ces symptômes sont fréquents pendant la périménopause. Ils sont en partie liés aux fluctuations hormonales et aux sueurs nocturnes qui perturbent le sommeil. Souvent réversibles avec un traitement adapté.

Le saviez-vous ?

En France, moins de 10 % des femmes en ménopause reçoivent un traitement hormonal, contre 20 à 30 % dans d'autres pays européens. Pourtant, pour les femmes sans contre-indication, ce traitement améliore significativement la qualité de vie et réduit le risque d'ostéoporose.

Source : Inserm, 2023

Le traitement hormonal de la ménopause (THM)

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) est le traitement le plus efficace contre les symptômes climatériques. Son rapport bénéfice-risque, longtemps controversé, est aujourd'hui mieux établi.

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) compense la chute des oestrogènes par un apport hormonal extérieur. Il associe généralement des oestrogènes (pour traiter les symptômes) et de la progestérone ou un progestatif (pour protéger l'endomètre chez les femmes ayant un utérus).

En France, les oestrogènes sont le plus souvent administrés par voie transdermique (patch ou gel). Cette voie est associée à un risque thromboembolique très faible, contrairement aux oestrogènes oraux. Source : HAS, 2023.

Le THM réduit efficacement les bouffées de chaleur, améliore le sommeil, la sécheresse vaginale et protège la densité osseuse. Il peut aussi améliorer l'humeur et la qualité de vie de manière significative.

Les risques associés dépendent fortement du type de traitement, de la voie d'administration, de la durée et du profil de la patiente. Un THM par voie transdermique avec progestérone naturelle micronisée présente le profil de sécurité le plus favorable selon les données actuelles. Source : HAS, 2023.

Plusieurs alternatives non hormonales peuvent réduire l'intensité des bouffées de chaleur : certains antidépresseurs (venlafaxine, paroxétine), la clonidine ou la gabapentine ont montré une efficacité modérée. Des approches comportementales (gestion du stress, exercice physique, techniques de refroidissement) sont également recommandées.

Les phytoestrogènes (isoflavones de soja, trèfle rouge) sont souvent mentionnés. Les données sur leur efficacité restent modestes et variables. Parlez-en à votre médecin avant de les utiliser, notamment en cas d'antécédents de cancer hormonodépendant. Source : HAS, 2023.

Le THM sur mesure. Il n'existe pas de traitement hormonal standard. La prescription doit tenir compte de votre profil de risque personnel, de vos antécédents et de vos symptômes. Si une consultation vous semble expéditive, n'hésitez pas à demander un second avis.

Les essentiels santé

🔗 Liens partenaires Amazon · Sélectionnés pour vous
💨
Confort thermique
Ventilateur portable rechargeable
Les bouffées de chaleur surviennent à tout moment : au bureau, dans les transports, la nuit. Un petit ventilateur USB silencieux et rechargeable offre un soulagement immédiat et discret, sans médicament.
💡 À garder dans son sac ou sur sa table de nuit
Voir sur Amazon →
🫁
Bien-être
Oméga-3 EPA/DHA
Les acides gras oméga-3 sont étudiés pour leur rôle dans la régulation de l'humeur, la réduction de l'inflammation et le soutien cardiovasculaire : trois dimensions importantes en périménopause et pendant un parcours de PMA. Sur avis médical.
💡 Choisir un produit certifié IFOS ou MSC pour la qualité
Voir sur Amazon →
😴
Confort nuit
Masque de sommeil ergonomique
Les sueurs nocturnes et les réveils liés aux bouffées de chaleur perturbent profondément le sommeil en périménopause. Un masque respirant aide à retrouver un environnement de repos optimal, même quand le corps s'emballe.
💡 À associer à une literie légère et respirante
Voir sur Amazon →
🍵
Bien-être
Tisane apaisante
Pendant un parcours de PMA ou en périménopause, les émotions peuvent être intenses. Un rituel de tisane le soir aide à ralentir et à prendre soin de soi. Aussi utile pour les proches qui accompagnent.
💡 Un rituel de soin de soi simple et accessible
Voir sur Amazon →

Questions fréquentes

On parle de ménopause précoce (ou insuffisance ovarienne prématurée, IOP) lorsque la ménopause survient avant 40 ans. Elle touche environ 1 % des femmes. Ses causes sont variées : génétiques, auto-immunes, iatrogènes (chimiothérapie, radiothérapie), ou idiopathiques (sans cause identifiée).

Un traitement hormonal est généralement recommandé jusqu'à l'âge naturel de la ménopause pour prévenir les complications osseuses et cardiovasculaires. Source : HAS, 2022.

En France, l'Assurance Maladie prend en charge jusqu'à 6 tentatives d'insémination intra-utérine (IIU) et 4 tentatives de fécondation in vitro (FIV), dont 4 transferts d'embryons congelés supplémentaires, jusqu'aux 43 ans de la femme.

La prise en charge est à 100 % dans le cadre d'un centre agréé par l'Agence de la biomédecine. Les médicaments de stimulation sont également pris en charge. Source : Ameli.fr, 2024.

Oui. Tant que des règles surviennent, même irrégulièrement, une grossesse reste possible. La fertilité est diminuée mais pas nulle. Une contraception reste donc nécessaire si une grossesse n'est pas souhaitée, jusqu'à 12 mois après la dernière règle (après 50 ans) ou 24 mois (avant 50 ans). Source : HAS, 2023.

Sources et références

  • HAS — Prise en charge de l'infertilité du couple, recommandations, 2022. has-sante.fr
  • HAS — Ménopause : traitements hormonaux, 2023. has-sante.fr
  • Inserm — Ménopause, dossier thématique, 2023. inserm.fr
  • Agence de la biomédecine — Procréation médicalement assistée, bilan d'activité, 2023. agence-biomedecine.fr
  • OMS — Infertility, prevalence estimates, 2023. who.int
  • Ameli.fr — Remboursement de la PMA, 2024. ameli.fr

Sélection éditoriale Hospitalidée — toutes les sources citées dans ce guide sont accessibles librement en ligne.

Étape suivante

Droits et ressources

Parcours de soins · Associations · Aides

Continuer le parcours →