Lorsque la déficience visuelle entraîne une limitation significative des activités quotidiennes, il est possible de saisir la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour bénéficier de compensations adaptées.
La déficience visuelle est définie en France selon deux niveaux : la malvoyance (acuité visuelle du meilleur oeil inférieure à 3/10 après correction) et la cécité légale (acuité inférieure à 1/20 ou champ visuel inférieur à 10°). Ces seuils conditionnent l'accès à certaines prestations. Source : MDPH, définitions 2023.
Le saviez-vous ?
Moins de la moitié des personnes éligibles à la prestation de compensation du handicap (PCH) pour déficience visuelle en font la demande. Parmi les freins identifiés : la méconnaissance du dispositif, l'impression de « ne pas être assez handicapé » et la complexité perçue du dossier. Pourtant, la PCH peut financer des aides techniques (loupes électroniques, logiciels d'agrandissement) à hauteur de 100 % dans certains cas.
Source : DREES, 2022Les principales aides accessibles via la MDPH pour déficience visuelle comprennent : la prestation de compensation du handicap (PCH) pour financer les aides techniques et humaines, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) qui facilite le maintien en emploi, l'allocation aux adultes handicapés (AAH) sous conditions de ressources, et la carte mobilité inclusion (CMI) mention invalidité ou priorité.
Bon à savoir — Se faire accompagner. Le dossier MDPH peut sembler complexe. Des associations spécialisées (Valentin Haüy, CNRIPH) proposent un accompagnement gratuit dans la constitution du dossier et l'orientation vers les dispositifs adaptés. Le service social de l'hôpital peut également orienter vers ces ressources.