Ressources et soutien
Associations, lignes d'aide et sources fiables pour ne pas avancer seulNaviguer dans les maladies respiratoires, c'est aussi savoir vers qui se tourner quand on a besoin d'une information vérifiée, d'un soutien humain ou d'une communauté de personnes qui vivent la même réalité. Cette page rassemble les ressources les plus utiles, pour les patients comme pour les proches.
« Une maladie chronique, ça se vit mieux quand on n'est pas seul à la comprendre. » — FFAAIR (Fédération Française des Associations et Amicales de malades, Insuffisants ou handicapés Respiratoires)
Les associations de patients, les sociétés savantes et les institutions publiques de santé mettent à disposition des ressources fiables, accessibles et régulièrement mises à jour. Les consulter en complément du suivi médical permet de mieux comprendre sa maladie, de connaître ses droits et de trouver du soutien auprès de personnes qui vivent ou ont vécu la même expérience.
Cette page compile les ressources jugées les plus utiles pour les patients atteints de maladies respiratoires chroniques en France, classées par thème pour faciliter la navigation.
Associations de patients et fédérations
Les associations de patients offrent information, écoute, mise en réseau et accompagnement dans les démarches. Certaines sont spécialisées par maladie, d'autres couvrent l'ensemble des pathologies respiratoires.
Sources officielles et médicales de référence
Pour vérifier une information médicale, comprendre une recommandation ou rechercher un essai clinique, ces sources font autorité en France et à l'international.
Numéros utiles et urgences respiratoires
Connaître les bons numéros avant d'en avoir besoin, c'est une façon concrète de réduire l'anxiété liée à la maladie.
Appeler le 15 (SAMU) immédiatement si : essoufflement de repos ou au moindre effort apparaissant brutalement, cyanose (lèvres ou ongles bleutés), confusion ou agitation, impossibilité de finir une phrase, saturation en oxygène inférieure à 90 % au repos, douleur thoracique intense, crachats de sang (hémoptysie).
Ne pas conduire soi-même aux urgences en cas de détresse respiratoire : appeler le 15 et attendre les secours.
- 15 : SAMU, pour toute urgence médicale
- 116 117 : permanence des soins ambulatoires (médecin de garde) en dehors des heures d'ouverture des cabinets
- 3114 : numéro national de prévention du suicide, si la maladie pèse lourdement sur le moral
- 0 800 130 000 : Tabac Info Service (appel gratuit), pour un accompagnement dans l'arrêt du tabac
- Cancer Info 0 805 123 124 : information et soutien pour les patients atteints de cancer bronchique et leurs proches (appel gratuit)
Les patients BPCO ayant un plan d'action écrit et une formation à son utilisation réduisent de 40 % leurs hospitalisations pour exacerbation. Pourtant, moins d'un patient sur trois en dispose. Demander ce document à votre pneumologue lors de votre prochaine consultation est l'une des démarches les plus simples et les plus efficaces que vous puissiez faire.
Source : HAS, recommandations BPCO, 2022Soutien psychologique et communautés de patients
Vivre avec une maladie respiratoire chronique peut impacter profondément le moral, l'image de soi et les relations. Un soutien psychologique adapté est une composante de soin à part entière.
Le dispositif MonSoutienPsy permet d'accéder à des séances de psychologie remboursées par l'Assurance maladie sur orientation du médecin traitant. Jusqu'à 8 séances par an sont prises en charge chez un psychologue partenaire. Ce dispositif est accessible à tout adulte présentant un trouble psychique léger à modéré, notamment lié à une maladie chronique. Source : Ameli.fr, 2024.
De nombreuses associations (FFAAIR, Asthme et Allergies, Association BPCO...) organisent des groupes de parole en présentiel ou en visioconférence, animés par des patients experts ou des professionnels de santé. Ces espaces permettent d'échanger sur les difficultés quotidiennes, de partager des stratégies d'adaptation et de rompre l'isolement que la maladie respiratoire peut engendrer.
Les aidants de patients respiratoires chroniques peuvent bénéficier d'un soutien spécifique via les plateformes de répit, les associations de patients (qui accueillent aussi les proches) et le dispositif national d'aide aux aidants porté par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie). Le numéro national d'information pour les aidants est le 0 800 360 360 (appel gratuit). Source : CNSA, 2024.
Petit glossaire respiratoire
Les termes médicaux utilisés en pneumologie peuvent déstabiliser. Ce glossaire rassemble les mots les plus fréquemment rencontrés dans les comptes-rendus et les consultations.
Dyspnée : sensation subjective de manque d'air ou d'effort pour respirer. Elle est évaluée sur des échelles standardisées (mMRC, Borg) et constitue le symptôme cardinal des maladies respiratoires.
Hypoxémie : diminution anormale de la concentration en oxygène dans le sang artériel (PaO2 inférieure à 80 mmHg). Elle peut être silencieuse (sans dyspnée) dans certaines maladies.
Hypercapnie : excès de dioxyde de carbone dans le sang artériel (PaCO2 supérieure à 45 mmHg). Elle indique une ventilation insuffisante et peut nécessiter une ventilation assistée.
VEMS : volume expiratoire maximal par seconde. Mesure la quantité d'air expirée en 1 seconde lors d'un souffle forcé. Principal indicateur de sévérité de la BPCO et de l'asthme.
CVF : capacité vitale forcée. Volume total d'air mobilisable lors d'une expiration forcée maximale.
DLCO : capacité de diffusion du monoxyde de carbone. Évalue la qualité des échanges gazeux au niveau des alvéoles. Abaissée dans l'emphysème et les fibroses.
SpO2 : saturation en oxygène mesurée par oxymètre de pouls (pulsoxymètre). Valeur normale supérieure à 95 % chez l'adulte sain. En dessous de 90 %, une supplémentation en oxygène est souvent nécessaire.
Exacerbation : aggravation aiguë et soutenue des symptômes respiratoires au-delà des variations habituelles, nécessitant une modification du traitement. Dans la BPCO, les exacerbations sont la principale cause d'hospitalisation et de déclin fonctionnel accéléré.
Bronchospasme : contraction brutale des muscles lisses des bronches, réduisant leur calibre et provoquant une gêne respiratoire sifflante. Mécanisme central de la crise d'asthme, réversible par les bronchodilatateurs.
Atélectasie : collapsus d'une zone pulmonaire résultant d'une obstruction bronchique ou d'une compression. Elle peut entraîner une dyspnée et une baisse de la saturation en oxygène.
Les patients atteints de maladies respiratoires chroniques qui participent à un groupe de soutien entre pairs réduisent significativement leur niveau d'anxiété et améliorent leur observance thérapeutique, indépendamment de tout suivi psychologique formel. Le simple fait de partager son vécu avec d'autres personnes qui comprennent de l'intérieur ce que l'on vit a un effet mesurable sur la qualité de vie.
Source : SPLF, éducation thérapeutique et groupes de patients, 2022Les essentiels santé
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Questions fréquentes
La FFAAIR (ffaair.org) recense plus de 80 associations locales sur l'ensemble du territoire français. Votre pneumologue ou l'assistante sociale de l'hôpital peuvent également vous orienter vers les groupes actifs dans votre département. Les groupes en visioconférence, proposés par plusieurs associations nationales, permettent d'accéder à ce soutien sans contrainte de déplacement, ce qui est particulièrement utile pour les patients les plus limités sur le plan fonctionnel.
Oui. Les essais cliniques permettent d'accéder à des traitements innovants avant leur mise sur le marché, sous surveillance médicale renforcée. En France, les essais ouverts en pneumologie sont recensés sur le site clinicaltrials.gov (portail international) et sur le registre national des essais cliniques sur ansm.sante.fr. Votre pneumologue est le mieux placé pour évaluer si vous correspondez aux critères d'inclusion d'un essai pertinent pour votre situation.
Quelques critères simples : l'auteur est-il identifié et qualifié ? Les sources sont-elles citées ? L'information est-elle datée ? Le site a-t-il une vocation commerciale ? Les sites institutionnels (has-sante.fr, ameli.fr, inserm.fr, e-cancer.fr) et les sites d'associations reconnues d'utilité publique sont généralement fiables. En cas de doute sur une information trouvée en ligne, la règle d'or reste de la soumettre à son médecin traitant ou à son pneumologue avant d'en tirer des conclusions sur sa propre situation.
Sources et références
- FFAAIR : Fédération Française des Associations de malades Respiratoires, 2024. ffaair.org
- HAS : Plan d'action personnalisé BPCO, recommandations, 2022. has-sante.fr
- Ameli.fr : Dispositif MonSoutienPsy, 2024. ameli.fr
- CNSA : Numéro national d'information pour les aidants, 2024. cnsa.fr
- INCa : Cancer Info et essais cliniques accessibles, 2023. e-cancer.fr
- SPLF : Éducation thérapeutique et groupes de patients, 2022. splf.fr
Sélection éditoriale Hospitalidée : toutes les sources citées dans ce guide sont accessibles librement en ligne.
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