L'impact psychologique d'une maladie respiratoire chronique est souvent sous-estimé. Anxiété, dépression et isolement social sont fréquents et aggravent à leur tour la maladie physique.
L'essoufflement est intimement lié à l'anxiété : la peur d'étouffer déclenche des crises d'angoisse, et l'angoisse aggrave la dyspnée. Ce cercle vicieux peut être travaillé avec l'aide d'un psychologue, dans le cadre d'une thérapie cognitive et comportementale (TCC) ou d'un programme d'éducation thérapeutique du patient (ETP).
Des études montrent que 40 % des patients BPCO présentent une dépression associée, dont seulement la moitié est diagnostiquée et traitée. L'éducation thérapeutique, les groupes de patients et le soutien de proches formés sont des ressources précieuses pour sortir de l'isolement. Source : HAS, 2022.