Le dépistage du cancer de la prostate est individuel en France : il n'existe pas de programme national organisé, mais des recommandations claires pour un dépistage personnalisé, à discuter avec son médecin.
La recommandation AFU 2024. L'Association Française d'Urologie (AFU) recommande un dosage annuel du PSA (antigène spécifique de la prostate) et un toucher rectal à partir de 50 ans et jusqu'à 75 ans, chez les hommes dont l'espérance de vie est supérieure à 10 ans. En cas de facteurs de risque (antécédents familiaux de cancer de la prostate ou du sein, ou origine afro-antillaise), le dépistage commence dès 45 ans.
Un taux de PSA élevé ne signifie pas forcément un cancer. D'autres causes bénignes élèvent le PSA : l'HBP, une infection urinaire, une prostatite, un rapport sexuel récent ou un vélo pratiqué peu avant la prise de sang. Le médecin interprète toujours le résultat dans son contexte.
Bon à savoir — La décision appartient au patient. Face à un cancer de la prostate localisé, plusieurs options thérapeutiques sont souvent équivalentes en termes de survie. La décision finale tient compte du profil tumoral, de l'âge, des comorbidités et des priorités de vie du patient (maintien de la sexualité, de la continence, du mode de vie professionnel). C'est une conversation à mener ouvertement avec l'urologue, et si besoin avec un second avis.